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Armand Niquille dit connaître un émerveillement grandissant face au miracle de la vie. Il met en scène des fleurs, telles des prières sanctifiant la beauté du monde. Il demeure fidèle au thème des « Fribourg » qui l'a accompagné sa vie durant. Il peint la « double nature » du Christ en le représentant à la fois dans la souffrance et la lumière.

Le chemin spirituel d’Armand Niquille suit de nouveaux développements. Le mystère de la Sainte Trinité mobilise ses forces de septuagénaire. Le thème de l’ange comme guide de l'humain apparaît. Plus que jamais, la figure de l’arbre ainsi que les « Fribourg » sont illuminés un élan vers la transcendance.

Armand Niquille est devenu pour beaucoup le peintre des « Fribourg » hivernaux qui fascinent par leur présence à la fois austère et délicate. Il est également le visionnaire qui s'interroge face au mystère humain (Le Banquet ) ou face à celui de la transcendance (Fascinatio). Cet incessant passage d'un registre à l'autre enrichit son œuvre d’élans antagonistes vers l'élévation et le réel, vers le doute et la contemplation.

Armand Niquille peint la ville de Fribourg avec une maîtrise qui va en s'affirmant (Au bas du Varis). Le spirituel irrigue ses compositions. Une poésie personnelle s'incarne dans les sujets les plus humbles. Armand Niquille atteint la cinquantaine. En dehors des modes, il peint à la fois des œuvres religieuses, des paysages, des natures mortes et des compositions où s’accordent symbolique et imaginaire.

Tour à tour lyrique, constructiviste ou symboliste, Armand Niquille est devenu maître d'un univers pictural très ample. Les sujets sont divers, mais une âme singulière est à l'œuvre, conjuguant intériorité, contemplation, amour de la vie et vigueur du trait. Dans ces années 50 apparaît une nouvelle forme expressive : des « tableaux-symbole » (L'appel, Le champ de la vie) où la matière picturale se fait épaisseur rougeoyante pour exprimer le feu d'une pensée.

Alors qu'éclate la guerre, Armand Niquille en capte le drame et les absurdités. Son art s'incarne à la fois dans la conscience aiguë de la condition humaine et dans l'appel vers une rédemption. La figure du Christ devient emblématique. Ses sujets se diversifient. Son œuvre s'épanouit.

Initialement paysagiste, Armand Niquille élargit peu à peu son horizon pour investir un univers imaginaire qui s'ancre dans le réel et invente peu à peu les signes du spirituel.

Dès 1928, c'est-à-dire alors qu'il n’a que seize ans, Armand Niquille peint. Il installe son chevalet le plus souvent à l'extérieur pour esquisser des paysages dans lesquels s'expriment la fougue de sa jeunesse et son attrait pour le thème de l’arbre. Les sujets religieux sont déjà présents, mais son art est encore éloigné de ce qu'il deviendra. La majorité de ces œuvres ne sont pas datées.